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La région de Tan-tan recèle des espèces d'oiseaux importantes

 

La région de Tan-tan regorge d’espèces d’oiseaux importantes. Moineau domestique et Tourterelle turque (première mention en 1992 seulement, cf. Bergier et al. 1999, très commune en 2002) sont au rendez-vous. 

  Moineau domestqiue

  Tourterelle turque
 
Tan Tan et Tan Tan Plage sont parmi les bastions les plus méridionaux du Bruant striolé. L’Oued Tan Tan, en centre ville, regorge de grenouilles et forme une halte appréciée des passereaux en périodes migratoires. La Gorge-bleue à miroir et le Rouge-gorge y ont été notés en hiver.    

  Bruant striolé

  Le Rouge-gorge

   La Gorge-bleue

Une colonie de Hérons garde-boeufs s’est récemment installée juste à l’ouest de l’oued, dans un parc planté d’eucalyptus près de l’hôpital Hassan II et d’une caserne des FAR (28°26’N-11°06’W) ; une cinquantaine de couples étaient installés le 22 février 2008 : certains construisaient encore alors que d’autres couvaient et qu’il y avait déjà des jeunes emplumés d’environ 3 semaines. 

 Hérons gardes boeufs

Il s’agit de la colonie la plus méridionale connue à ce jour au Maroc. A la sortie de Tan Tan, la RN1 prend résolument la direction de l’Atlantique vers le WNW, grimpe à l’assaut du plateau et circule ensuite sur la hamada jusqu’à Tan Tan Plage. Ici, la hamada peut se couvrir de dizaines de lacs temporaires à la suite de fortes précipitations (en octobre 2001 et 2003 par exemple).

 Buse Féroce

 Faucon Lanier

 Aigle Ibérique

Cette zone est excellente pour les rapaces en hiver, et attire en particulier Buses féroces et Faucons laniers. Un jeune Aigle ibérique y a hiverné en décembre 2006 – février 2007.

                                                                                                                       P. BERGIER Avec modifications. 

Tags associés : Especes, oiseaux, tan-tan

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Samedi 10 Octobre 2009Poster un commentaire
 La Huppe fasciée, une espèce en voie de disparition du paysage naturel de Tan-tan

Jusqu’à la fin des années 1980 et au début des années 1990 un changement brutal a attiré mon attention. Il s’agit de la rareté d’une espèce d’oiseau à savoir la huppe fasciée.

 La Huppe fasciée (Upupa epops) est la seule représentante de la famille des Upupidés (ou Upupidae). C'est la seule espèce du genre Upupa. On la trouve dans les régions chaudes et tempérées de l'Ancien Monde. Elle fréquente la campagne ouverte parsemée de zones de terre nue ou d'herbe rase, de préférence plantée d'arbres âgés (Wikipedia).

 La rareté ou la quasi absence du paysage naturel de Tan-tan de cette espèce en voie de disparition  survolant, jadis, la région majestueusement, a pour origine les changements climatiques qui n’ont pas épargné cette région.

Si la huppe fasciée est peut être disparue à jamais, les papillons qui apparaissaient dès l’arrivée du printemps ont subi le même sort. Ces papillons qui déployaient leurs ailes donnant ainsi un spectacle de couleurs extraordinaires ne font pas l'exception.

Mais les changements climatiques ne sont pas le seul responsable de ces disparitions au moins au niveau de la périphérie de la ville de Tan-tan, surtout celle de la Huppe fasciée. Des comportements superstitieux sont aussi au banc des accusés. Quand j’étais petit, il y avait une rumeur qui circulait sur les bienfaits intellectuels magiques du sang des huppes fasciées. Il y a quelques années des individus croyaient qu’en buvant leurs sangs ils deviendraient intelligents, défiant ainsi la loi génétique et enfreignant aussi les consignes de l’Islam qui nous interdise de boire le sang.  Du coup, cette espèce faisait l’objet d’une campagne d’extermination massive. Mais la main de l’homme reste la première responsable de cette disparition. La chasse massive et irresponsable que ce soit de cette espèce ou d’autre, le non respect de l’environnement et l’absence d’une culture environnementale, ont mené à cette situation qui s’avère irréparable sauf par dieu le tout puissant.  

Aujourd’hui nous ne gardons que des souvenirs d’un passé où la huppe fasciée et d’autres espèces donnaient au paysage de Tan-tan un aspect magnifique, surtout pendant le printemps dans une région aride où la biodiversité se fait rarissime.

                                                                                                                                  Par A.F.

Tags associés : tantan maroc sahara animaux faune developpement, huppe, fasciee

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Vendredi 09 Octobre 20091 commentaire(s)

Tan-tan, une ville plongée dans l'oubli.

La ville de TanTan se situe au sud-ouest du Maroc. Annexée au territoire marocain en 1969 ; jusqu’à cette date, elle faisait partie de la province de Tarfaya. Depuis, la ville TanTan n’a pas connu beaucoup de progrès que ce soit au niveau social ou celui économique.

  

 Au début des années quatre-vingt, on croyait que le rôle de la ville allait changer complètement avec l’apparition du port qui se situe à 25 kilomètres vers l’Ouest sur l’atlantique. Mais c'est le contraire qui s’est passé,  à savoir une dégradation de la ville, une quasi-absence de l’infrastructure et une vie précaire pour une population déjà pauvre.

Le port de TanTan tient une place très importante dans la région, voire dans le pays. Il est, au plan national, le premier port sardinier du pays puisqu’il assure 42,3% de la production nationale et il occupe la deuxième place  après le port d’Agadir pour ce qui est de la pêche de maquereaux (7 900 tonnes/an), soit 27,4% de la production nationale (www.mincom.gov.ma). Il constitue un pôle économique dans le sud-ouest du Maroc. Le paradoxe c’est que cette ville  ne voit pas ces indicateurs de développent en amélioration, vu les ressources qu’elle recèle surtout celles halieutiques… ?!!! 

L’explication de cette situation déplorable se rapporte, entre autres, au s’en-foutisme des élus ainsi que la marginalisation de l’état. A titre comparatif, la ville de Lâayoune  dispose d’un traitement de faveur par rapport aux autres villes sahariennes y compris la ville de TanTan. En effet, les élus avec leurs niveaux culturels qui laissent à désirer et leurs irresponsabilités, ne cherchent qu’à grimper socialement au détriment de la population pauvre de cette ville. Le sens de responsabilité n’a pas de place chez ces représentants du peuple.

Si les élus n’ont pas accompli leur rôle vis-à-vis de la ville de TanTan, l’Etat a une grande part de responsabilité dans la situation dégradée de cette ville. En effet, TanTan a connu une négligence étatique qui a fait qu’elle n’a pas connu des investissements susceptibles d’absorber le phénomène du chômage à l’exception du port halieutique qui se trouve à 25 Km de la ville et qui fait travailler une main d’œuvre en grande partie étrangère de la ville.

Au niveau de l’infrastructure, la ville était dépourvue du réseau d’assainissement jusqu’à la fin des années quatre-vingt-dix où se faisait sentir une soi-disant volonté de développement de la ville en mettant en place un réseau d’assainissement dont plusieurs quartiers se privent. A cela s’ajoute, la situation déplorable et dégradée des ruelles, des boulevards et des quartiers de la ville. « On dirait une ville du moyen âge » a dit une touriste qui était en visite à TanTan. En fait, elle a tout à fait raison, d’autant plus que quand on se promène dans cette ville on se croirait dans une ville sinistrée.

Au niveau social, la population de TanTan est gravement touchée par le phénomène du chômage. Les chômeurs de la ville qu’ils soient diplômés ou non, organisent régulièrement des manifestations pour revendiquer leurs droits de travailler avec dignité.  Cette situation s’aggrave avec le nombre de diplômés qui s’ajoute chaque année. Parfois ces manifestations sont réprimées par le Makhzen et violemment dispersées.

Pour faire face aux problèmes dans lesquels la ville de TanTan plonge, on doit, entre autres, la débarrasser des parasites qui ne cessent de sucer le sang de la population de cette ville et profitent de l’ignorance et de la pauvreté d’une population à majorité analphabète. Ensuite déraciner le phénomène de la corruption et du clientélisme et sensibiliser la population à l’importance des associations qui ont trait au développement social et économique.

Mais la solution clé de tous les problèmes de la ville, reste la création des emplois. Pour ce faire, il faut encourager les investissements dans la ville, en facilitant les procédures administratives pour les éventuels investisseurs et rayer le phénomène de la bureaucratie. Il faut aussi encourager les micro-crédits pour ceux qui comptent investir dans des petits projets. Les micro-crédits ont montré leur efficacité dans maints endroits des pays. Ils ont contribué au développement socioéconomique des populations qui en ont bénéficié.

Le développement socio-économique dans la ville de TanTan à l’instar de toutes les actions développementaliste accomplie au Maroc, doit être comprise dans une approche intégrée, concertée et participative ; en effet, on ne doit pas donner des micro crédits alors que les quartiers de la ville sont dépourvus de l’électricité, du réseau d’assainissement, des écoles,…etc. et on doit aussi faire participer la population aux actions du développement de leur ville. Sans cette approche toute action visant à  promouvoir les conditions de vie de cette population se soldera, sans doute, par un échec. 

La ville de TanTan attend beaucoup de choses de l’état, et son développement est fonction de celle-ci. En fait l’état doit faire revivre la ville en encourageant et facilitant des investissements et aussi en contribuant aux investissements pour créer des emplois et permettre à la  population de vivre dans des conditions favorisant leur épanouissement. Sans oublier le rôle que doivent jouer les élus qui doivent rectifier leur image trop négative en mettant l’intérêt commun au-dessus de toutes considérations subjectives et personnelles.

Pour conclure, nous espérons que les conditions sociales, économiques et l’état de l’infrastructure de la ville, soient améliorées conformément aux attentes et aux espérances de la population qui peine à trouver son pain quotidien.

                                                                                                                                            Par A.F.

Tags associés : tantan maroc developpement infrastructure ville pauvrete, Tan-tan, ville, plongee, oubli

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Jeudi 08 Octobre 2009Poster un commentaire